LES HIEROGLYPHES.

Chapitre I

Introduction.

Les hiéroglyphes sont des dessins utilisés en Egypte ancienne pour écrire. Ils représentent des hommes , des animaux U001-vaut.gif (1558 octets), des parties du corps , des végétaux et divers objets U029.gif (1367 octets).

Certains signes ont des représentations bien définies, comme par exemple le signe U011-bouc.gif (1046 octets) qui désigne la bouche, il est accompagné d'un | pour signaler qu'il s'agit bien de la bouche !

Exemple :

  |

U011-bouc.gif (1046 octets)r  Bouche

 Cependant, très peu de mots sont écrits comme ceci. Les signes hiéroglyphiques sont utilisés pour traduire le son et la signification du langage égyptien.

Lecture.

Afin de mieux comprendre le procédé de lecture, nous allons prendre un exemple. Le signe B019-mais.gif (1188 octets) représente schématiquement une maison, et pour indiquer qu'il s'agit bien de la traduction d'une maison on l'écrit ainsi :

B019-mais.gif (1188 octets)

       |        = pr maison

Ce mot est donc fondé sur deux consonnes p et r qui donnent pr. Cependant, un autre mot utilise pr et sa signification est tout autre, sa traduction est "sortir", il s'écrit :

B019-mais.gif (1188 octets)

   U011-bouc.gif (1046 octets) B078.gif (920 octets) = pr sortir

Ici B019-mais.gif (1188 octets) n'est plus utilisé pour signifier "maison" mais pour illustrer le son. Par conséquent, le signe B019-mais.gif (1188 octets) est un phonogramme  Dans le mot sortir, nous avons aussi le signe U011-bouc.gif (1046 octets) r  se lit r . Ici il est employé pour compléter et expliciter le mot B019-mais.gif (1188 octets). Les B078.gif (920 octets) sont utilisées comme déterminatif Ce dernier, est un signe placé à la fin d'un mot pour donner une idée générale de sa signification.

Translittération.

La transposition des signes hiéroglyphiques en son, s'appelle translittération. Il est très important de prendre l'habitude de translittérer tout ce que vous lisez. Vous constaterez que les hiéroglyphes ne représentent jamais des voyelles, mais uniquement des consonnes. Un signe peut correspondre à une, deux ou trois consonnes, se sont les unilitères, les bilitères et les trilitères.

- Les unilitères.

Chaque signe correspond à une seule consonne. Cliquez sur le bouton pour afficher le tableau : Tableau unilitère

Voici comment procéder pour lire le tableau des unilitères. La première colonne correspond aux signes, la représentation de chaque signe est mentionnée dans la deuxième colonne, la troisième colonne indique la translittération et la façon de les prononcer se trouve dans la dernière colonne.

Lorsque vous translittérer, n'oubliez surtout pas les différents .- ^ qui se trouvent au dessus ou dessous des lettres. Car leur signification change considérablement. Par exemple, le  signe U013-cord.gif (1068 octets)translittéré H  se prononce h aspiré faible comme le hum en français. Alors que le signe U014-gril.gif (1000 octets)translittéré x  se prononce h aspiré fort, comme le j espagnol, c'est à dire comme si on racle la gorge.

Pour la traduction phonétique des mots, par commodité nous ajoutons des voyelles,mais souvenez vous que ces prononciations ne sont qu'une façon pratique de prononcer l'égyptien, car nul ne sait comment les Egyptiens anciens les prononçaient réellement. Ainsi la translittération du mot oiseaux 3pdw pourrait se prononcer Ahpédou. U001-vaut.gif (1558 octets)U007-sieg.gif (934 octets)U024-main.gif (1075 octets)U005-cail.gif (1337 octets)

La disposition des signes :

Les hiéroglyphes ne sont pas disposés l'un après l'autre comme dans notre propre système alphabétique, mais regroupés en modules arrangés de façon à remplir l'espace disponible. Certains signes sont placés les uns au-dessus des autres. Par exemple voici le nom du notable Senbi (snbi), :

    

Vous pouvez constater que le nom est écrit de gauche à droite en partant du Vous remarquez aussi que le se trouve au dessus des signes afin de former un bloc.La règle de base est simple : Quand vous rencontrez un module hiéroglyphes, lisez le signe du dessus avant ceux du dessous. Dans l'exemple de Senbi, le début de la lecture commence par puis qui se trouve au dessus, puis on finit la lecture par et . Le sens de la lecture est compris par le pied qui est dirigé vers la gauche.

Exercices d'application :

Noms royaux : Translitérez les noms suivants:

  =  Khoufou ;              = Pepi            

            

  : Isesi  

Les déterminatifs :

Ce sont des idéogrammes qui précisent le sens d'un mot. Exemples : Homme assis, Dieu, roi, Homme portant la main à sa bouche, marcher, etc...

Les déterminatifs sont muets. Ils nous permettent d'avoir une idée générale de la signification du mot. Deux déterminatifs sont plus employés, qui le le déterminatif utilisé avec les mots désignant ce qui peut être pris par la bouche ou en sortir, littéralement "manger", "boire", "parler", métaphoriquement "émotion", "attitudes", "pensée", ou les activités s'y rapportant, exemple :

nis : appeler, faire venir.

Le déterminatif le plus courant est le rouleau de papyrus . Ce dernier est utilisé pour les mots abstraits ou les concepts. Par exemple,

                                                                                                                                      

snb santé, bien portant, ou     U011-bouc.gif (1046 octets) sxr conseil, plan , conduite, manière ou |||xt chose(s)

Ce dernier mot est souvent écrit avec les trait | | | bien qu'il ne soit pas un mot pluriel. Le rouleau de papyrus peut être positionné horizontalement ou verticalement, comme d'autres signes verticaux du reste !

Certains mots possèdent plusieurs déterminatifs.

Il y a aussi, comme dans notre français, des mots qui possèdent les mêmes phonogrammes, se prononcent de la même manière mais signifient deux choses différentes. Exemple, iAw vieux, vieillard ; et iAw adoration, louange.

En pratique, les déterminatifs sont souvent omis.

L'écriture des hiéroglyphes :

Les hiéroglyphes étaient utilisés de façon décorative, par conséquent ils formaient une partie du schéma esthétique du monument concerné. L'écriture peut être écrite de gauche à droite, de droite à gauche et de haut en bas, en colonnes. Pour connaître le sens de la lecture, il suffit de lire en suivant l'orientation des différents signes, et toujours du haut vers le bas.

Le pluriel :

Les consonnes i et w sont en fait souvent omises dans l'écriture des hiéroglyphes, sauf au début du mot. Par exemple, le pluriel est indiqué en ajoutant un w; ce dernier est souvent omis. Par exemple : Apd(w) "Ahped", oiseau au singulier Son pluriel se forme en ajoutant le w ou les | | |. C'est pour cela qu'elle est souvent omise.

Les substantifs

Les substantifs sont les mots utilisés pour désigner des personnes, des objets, des êtres vivants, etc..ILs sont tous, soit masculins, soit féminins.Ces derniers se terminent presque toujours par t.

Exemple : | s Homme,  st femme

Les articles définis "le" et "un" n'existent pas en égyptien ancien. Donc on peut dire une femme ou la femme. Par contre, il existe les prépositions pour indiquer des emplacements dans ; des directions vers ; des durées pendant ; des compléments avec ; des agents par.

m dans, avec, de, en qualité de ; in par ; n à, pour (une personne) ; Hna avec; U011-bouc.gif (1046 octets) r à, vers, pour (un endroit)

Exemple : U011-bouc.gif (1046 octets)B019-mais.gif (1188 octets)

                                        |       r pr vers la maison, à la maison.    n kwfw pour Khoufou

Les adjectifs

L'adjectif est un mot utilisé pour déterminer un nom, pour lui conférer une qualité ou une propriété, exemple un homme gentil, un enfant gâté, etc... Les adjectifs en égyptien se placent, comme généralement pour le français,  après le noms auquel ils se rapportent et s'accordent à ce dernier.Si le nom est féminin, donc se termine par t , l'adjectif fera de même.

Exemple s bin le/un méchant homme  ; s bint la/une méchante femme

Les adjectifs démonstratifs "ce" et "cet" s'accordent aussi au nom, exemple Ce, cet pn  et cette tn

Comme les adjectifs, pn et tn suivent le substantifs et s'accordent avec lui. Exemple : srw pn cette oie pn s'est accordé avec srw .

Les bilitères

Ses signes ont valeur de deux consonnes dans la lecture. Il y a plus de quatre-vingts signes bilitères .

Cliquez sur le bouton, pour voir le tableau des bilitères Tableau des bilitères

Exemple, le signe bAk serviteur, est constitué du signe bilitère B017-cigo.gif (1447 octets) bA suivi du signe unilitère U020-corb.gif (1045 octets)k . Par conséquent, les signes unilitères apparaissent souvent comme un complément phonétique. Si un signe unilitère à la même valeur que le signe bilitère qui l'accompagne, le signe unilitère ne doit pas être lu comme un son isolé. Exemple : B019-mais.gif (1188 octets)U011-bouc.gif (1046 octets)pr  sortir On constate que B019-mais.gif (1188 octets) pr + U011-bouc.gif (1046 octets) r ne se lit pas prr.

Par contre, si le signe unilitère à une valeur différente du bilitère, il doit être lu comme un son séparé.

Les trilitères

Cliquez sur le bouton pour voir le tableau des trilitères Tableau des trilitères Pas en cours ......

 

 

 

            

 

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