Thebes.

Nécropole de Thèbes

Les béliers de Karnak

Thèbes Deir el Bahari

A mi-chemin entre le delta du Nil et les provinces africaines, Thèbes est fière de sa richesse et de ses monuments érigés par tant de souverains.

Thèbes et ses environs sont circonscrits dans un vaste cirque avec la chaîne libyque à l'ouest et la chaîne arabiques à l'est comme protections naturelles. Le grand nome de Thèbes de Oudset (le sceptre), c'est à dire le quatrième de Haute Egypte, est délimité au sud par les deux localités actuelles de Tôd et d'Armant, et au nord par Coptos. Des stèles, érigées par Sésostris Ier, marquent les frontières de ce vaste domaine.

On sait peu de chose des origines de Thèbes Il s'agissait sans doute, au départ d'un petit village entouré d'autres hameaux, en l'occurrence Ouaset, Opet et Sout(Karnak), qui auraient été réunis par des princes pour n'en former qu'un seul.

La ville contrôle les routes par lesquelles on acheminait l'or extrait des mines situées dans les montagnes entre le Nil et la mer Rouge et en Nubie, province située au nord de l'actuel Soudan. Cette position stratégique vaut à la cité de devenir le plus grand marché d'Égypte.

Capitale en titre de la XVIIIe dynastie, ses entrepôts regorgent des richesses prélevées sur les pays vaincus. La ville regorge de monuments, ces obélisques qui se dressent devant les pylônes des sanctuaires, ces promenades sur le port grouillant d'activités, et la contemplation du Nil que sillonnent des bateaux à la proue peinte et aux longues rames ornées de l'oeil sacré, tout cela provoque chez le visiteur un émerveillement sans fin. Sans oublier les avenues (dromos) de plusieurs kilomètres de longueur menant vers les temples, gardés de part et d'autre par des milliers de sphinx accroupis à tête de bélier.

Il y a plusieurs centaines d'années, les principales sources que disposaient les lecteurs pour connaître Thèbes étaient les récits laissés par les écrivains, tels que Diodore, Hérodote ou encore Strabon.

Les premiers rapports de Thèbes date de la fin du 17e siècle et du début du 18. C'est un français, Claude Sicard, en 1715, qui fut le premier à identifier des monuments tels que les colosses de Memnon et la Vallée des Rois. D'autres explorateurs lui emboîtèrent le pas.

La première grande exploration date de 1798 avec l'occupation de Bonaparte qui était accompagné d'ingénieurs, de dessinateurs et de savants. Ce sont les anglais, en 1801, qui expulsèrent l'armée française tout en autorisant les savant à rester en Egypte.

C'est à compter de 1805, sous l'égide du vice-roi d'Egypte, Muhammad Ali, que Thèbes devint un pôle d'attraction pour les collectionneurs. De nombreuses fouilles étaient menées sans contrôle, et c'est ainsi que de vastes collections furent dérobées à la terre des pharaons. A cette époque tout était dessiné.

C'est à l'arrivée d'Auguste Mariette, nommé par Saïd Pacha, premier directeur des Antiquités d'Egypte, que les choses changent. Il régule le travail des archéologues, dénombre et préserve les objets et monuments.

De nombreuses découvertes jaillissent de la terre égyptienne. En 1881, Gaston Maspero, successeur de Mariette, met au jour une cachette de 40 momies royales.

Néanmoins, la plus célèbre découverte date de 1922, c'est celle faite par Howard Carter, la tombe de Toutânkhamon.

A cette époque, Arthur Weigall, inspecteur des Antiquités à Thèbes, introduit le système de numérotation des tombes.

De nos jours les fouilles se poursuivent mais la principale préoccupation n'est pas basée uniquement sur les futures découvertes, mais surtout sur la conservation et la préservation des sites. En effet, les visiteurs affluent du monde entier, la pollution entraînent des détériorations des monuments.

De cette magnifique ville il ne reste aujourd'hui que les deux grands temples de Karnak et de Louxor.

Souhaitons que les moyens modernes nous permettront de préserver ce précieux héritage.

Bibliographie : "Trésor des pharaons" de Delia Pemberton et Joann Fletcher.

© 2006.Néfertari. Tous droits réservés.